Pourquoi lire Les mailles du réseau de Bruce Sterling ?
COÏNCIDENCES A ECLAIRCIR
Je recherche de plus amples informations à propos du type de Chicago. Je recherche sur Google, sur E-mule et Kazaa. J'essaye d'en savoir plus. C'est le seul moyen d'en avoir le coeur net. En France on s'y intéresse fort peu. Sinon ailleurs il y a une page d'ABC7. Je vous le dis tout de suite le clic sur related items ne donne rien.
MAIS PEUT-ÊTRE qu'un internaute anglophone mieux aguerri pourra trouver quelque chose. Trouver quelque chose mais CHERCHER QUOI ? Difficile à dire.
UN quelque chose en rapport avec la TAZ (l'occurence du mot interstice dans les liens d'une page à l'autre fait directement référence à l'ouvrage d'Hakim Bey ; j'en toucherai deux mots plus tard)
DEUX quelque chose en rapport avec William Gibson (je rappelle que c'est depuis son Blog qu'on tombe sur Richard Dorsay, puis sur Roy Michael Moore)
TROIS ou un site qui en parle différemment, ou qui sait ? un site où il se serait exprimé. En tous cas rien en rapport avec ce site d'architecture. Mais enfin ce site prouve qu'il possible d'en parler différemment.
Et ce soir ? Ce soir je commence Les mailles du réseau de STERLING. J'en cause sous peu.
POST FORUM LIBERATION.FR
Je suis content. Le site de Libé s'intéresse à l'influence de Hakim Bey, Bruce Sterling et William Gibson sur le présent de la Toile. Le site affiche mon petit article. evidemment le lendemain il retombe dans le forum. Le débat porte sur la question de la diffusion de la musique sur la toile. Mais comme beaucoup de débats à propos de la toile, celui-ci est influencé pour le meilleur ou le pire, c'est selon, par la question de l'Utopie, des Mythes et des Légendes préexistant à l'état actuel du World Wide Web.
APPEL A LECTURE
Encore des livres de Science-Fiction à lire. Vraiment je n'aime pas ça.
Est-ce quelqu'un pourrait me dire de quoi cause Lumière virtuelle de William Gibson ? Et pourquoi l'histoire de Dorcay (voir posts précédents) délogé de son habitation et devenant SDF à Chicago évoque-t-elle instantanément cette fiction comme une réminiscence, du moins pour les habitants des Etats-Unis d'Amérique ?
Et aussi : Est-ce que quelqu'un pourrait me raconter Islands on the Net de Bruce Sterling (Les mailles du réseau en VF) ? En quoi cette fiction fonctionne comme une illustration ou une prémonition de TAZ ? A quoi ressemble les ïles en réseau de Sterling, à quoi ressemble ces "enclaves libres" ?
Ce n'est pas que je ne vais pas les lire. Je finirais bien par le dégoter à pas cher chez un bouquiniste. Mais j'aimerais bien en causer. Merci.
COINCIDENCES Numéro DEUX
Ce n'est sur internet que parce que Gibson et, je suppose, un lecteur attentif font des liens. Je rappelle que Gibson est l'auteur de science-fiction cités dans la TAZ d'Hakim Bey. (Mais pas le seul, comme vous verrez plus loin.) On ne peut pas dire que je sois un fan de science-fiction. Je me suis forcé à lire Gibson parce qu'il est cité par Hakim Bey, parce qu'à force de ne rien trouver on finit par lire tout ce qui pourrait fournir une piste, toutes les occurences d'un mot sur Google, des fichiers téléchargés ur E-mule. Et lire Gibson et le blog de Gibson en se disant que ça pourra donner des indices et des indications vers où chercher.
Bref à la lecture des archives du blog de Gibson, à la date du 21 décembre 2004, je trouve en début de mois de mars les liens vers Chicago et Los Alamos. Et je clique. Et je vais voir. Et j'y retourne. Et je relis : Thanks to Bruce Sterling. Thanks to Bruce Sterling. Je relis. Je reprends la TAZ. Sterling est l'autre auteur de science-fiction cité dans la TAZ d'hakim Bey.
Dès la neuvième page je lis ceci : Récemment Bruce Sterling, un des chefs de file de la littérature cyberpunk a publié un roman situé dans un futur proche. Il est fondé sur l'hytophèse que le déclin des systèmes politiques généreara une prolifération décentralisée des modes de vie expérimentaux : méga-entreprises aux main des ouvriers, enclaves indépendantes spécialisés dans le piratage de données, enclaves social-démocrates vertes, enclaves zéro-travail, zones anarchistes libérées etc. L'économie de l'information qui supporte cette diversité est appélée le réseau ; les enclaves sont des îles en réseau (et c'est aussi le titre du livre en angalis : islands on the net.)
Les coincidences m'obligent à lire les mailles du réseau de Sterling. Quand une coincidence pousse à lire un livre, peut-on encore parler de coincidence.
SIX MOIS DE RECHERCHE ET... RIEN
Rien jusqu'à ce que je tombe sur le blog de Gibson et, de lien en lien, que j'entende parler de Richard Dorsay à Chicago et de Roy Michael Moore à Los Alamos. Jusqu'à ce que je tombe, à moins que ce soit Gibson qui me pousse sur ce qui ressemble à ce que j'ai lu et vu en théorie et promesses dans la TAZ d'Hakim Bey. Et chaque fois ce n'est ni Richard Dorsay ni Roy Michael Moore qui parlent ; leur parole est rapportée par les médias télé et presse. Coïncidences.
Je cherche ce qu'il me semble que le web nous a promis, je cherche des traces d'autre chose, une communauté d'homme qui réinventent la société, et voilà que c'est l'homme qui invente le langage, qui en fournit l'utopie via ses fictions, qui me fournit l'accès à une version noire de la TAZ : cet homme, c'est William Gibson.
Futurimic Blog donc. Encore cette page. J'ai oublié de bien lire les premiers mots.
blog | fiction | essays | about | contact
Tuesday, December 14, 2004
Interstitial Living + posted by Jeremy Lyon Reminiscent of William Gibson's Virtual Light, a man was recently evicted from beneath a Chicago bridge where he had built a shelter, tapped into the bridge's electricity and kept a television and Play Station. -fark- 6 Comments:
Vous avez lu comme moi ou pas ? Une réminiscence de Lumière virtuelle de Gibson. En quoi ce fait divers se rapproche de la fiction de Gibson ? Encore un livre à chercher. Encore un livre à toruver. Je ne suis pas spécialement fan de science-fiction. En attendant je vais chercher sur la toile si on peut m'aider. Si vous pouvez me renseigner, allez-y...
TIRER LE FIL
Ce qui ne cesse pas de m'étonner, c'est que le même mot ( intersticiel) serve d'interface et fasse le lien d'une page web à l'autre. Les deux pages ont pour même objet la fin des existences en marge de deux hommes, suite à la découverte de celles-ci par le contrôle. L'un vivait dans la structure d'un pont à Chicago, l'autre dans une grotte aménagée. Le premier semble avoir disparu (parti pour croatan) ; le second a été explusé par les forces de l'ordre. Y en a-t-il d'autres ? Un même mot (intersticiel), sans aucune autre espèce d'explication, est censé susciter l'intérêt des internautes ; en tous cas ceux qui lisent le blog de Gibson puisque tout part de sa page du mois de décembre 2004. Tirer le fil aussi mince soit-il. Faire des recherches sur intersticiel. L'affaire remonte à trois mois. Pour le spectacle l'affaire est froide. Pour moi elle est toute chaude.
LE LIEN AVEC WILLIAM GIBSON (sixième intervenant)
Je retourne sur futurismic blog. Je relis. Le sixième et dernier intervenant s'appelle Supernothingman. C'est tout un programme. Quand on veut que le rien triomphe, on prend un nom comme ça. Mais écoutons-le.
6:32 PM supernothingman said... The world is changing rapidly in an abstract way, I can feel it changing. It's listening to a television set, but all you hear is fuzz. After awhile you can just tune it out. Some how William Gibson has tapped into that invisible wave of the abstract pattern humanity is creating.''
Remember this: Apathy is your greatest enemy besides George W. Bush. I find it odd that so many people will say something like this "It's so sad that there are poor people who suffer..... etc." Yet where I live, in New York, cablevision stopped carrying a sports network, I think the YES channel. People went to court to overturn this judgement. They won. They poor and underprivledged lost again.
No wonder William Gibson moved to Canada. Poor poor people.
L'intervenant dit que le monde devient abstrait. Il dit que Gibson a vu cette abstraction de l'humanité prendre forme et en rend compte. Enfin Il n'est pas étonné que Gibson se soit cassé au canada.
Je me demande ce qu'il y a d'abstrait dans cette vidéo. Au contraire tout cela me semble très concret. Il s'agit de la vie d'un homme et de son habitat (architecture). Il s'agit aussi du rapport de cette vie avec les lois de L'Illinois en ce début de millénaire (camouflage). Il est aussi question de la relation de Dorsay avec sa communauté (ses voisins). "Never seen this" est la réaction de ceux qui ont vu sa demeure. Un journaliste va même jusqu'à dire que sa manière de construire une maison est instinctive. Mais ils mentent. Je sais qu'ils mentent.
LE LIEN AVEC LOS ALAMOS (cinquième intervenant)
Lire les commentaires sur Futurismic Blog. Lire ce que poste le cinquième intervenant. Un autre exemple de vie interstitielle. Le cinquième intervenant est anonyme.
Roy Moore vient d'être délogé. Trois mois après la découverte de la grotte numéro UN où il vivait, les autorités ont découvert la grotte numéro DEUX, près de Pajarito Mountain, volcan en sommeil surplombant la vallée du Rio Grande.
Comme le premier, son second lieu d'habitation est particulièrement équipé et ne laisse pas place à l'improvisation. Des panneaux solaires lui fournissent l'énergie électrique. Une radio satellite lui fait accéder au réseau internet et télévisuel. Une grande quantité de lampes à LED lui assurent la lumière pour trois fois rien. Une baie vitrée l'isole du froid et des intempéries.
Le garde forestier, chargé de l'expluser, l'a aussi trouvé très intelligent et très aimable : "il n'a rien essayé de me cacher, ni essayer de me mentir." Une affaire banale en somme.
Une citation de la TAZ, page 16 : Certaines petites TAZ ont peut-être duré des vies entières, parce qu'elles passaient inaperçues, comme des enclaves rurales - parce qu'elles n'ont jamais croisé le champs du spectacle, qu'elles ne sont jamais risquées hors de cette vie réelle qui reste invisible aux agents de la simulation. En somme une TAZ, rien que de très banal.
SUR LE BLOG DE GIBSON
Sur le blog de gibson, en décembre 2004, il y a un lien qui laisse rêveur. Ce lien porte sur un post du mois de décembre. Le mot interface, celui qui fait le lien, est intersticiel. Le lien mène à Futurismic Blog. La page de ce blog relate un fait divers en plein hiver à Chicago. Il est suivi de commentaires.
J'explique : un homme vit à l'intérieur de la structure d'un pont. Il ne vivait probablement pas seul dans ce lieu. Cet homme a été délogé. Il vivait dans le tablier. Son habitat était aménagé. La mèche a été vendu. L'homme doit partir. Pour l'instant on n'en sait pas plus. Je me renseignerai. l'homme s'appelle Richard Dorsay.
Je poursuis : sur cette page de blog suivent des commentaires. Le sixième de ces commentaires est déconcertant. Il dit en substance : un autre exemple de vie intersticielle. Le mot interface qui permet de faire le lien avec une troisième page, avec un troisième site, est encore une fois intersticiel.
Je clique : je tombe sur une page d'un journal d'Albuquerque, Arizona. Ici le fait divers relaté est similaire. Un homme vivant à l'écart vient d'être délogé. L'homme vivait dans une grotte. Cette fois-ci j'ai son nom : il s'appelle Roy Moore.
Intersticiel, c'est un mot de passe ou quoi ? ça y ressemble fortement. D'un air entendu, sans autre commentaire, il suffit à établir un lien. Un lien entre quoi et quoi, vous me demanderez ? D'abord un lien entre la réalité actuelle et les romans d'anticipation de Gibson, notamment Lumière virtuelle. Et Gibson est cité dans la TAZ de Hakim Bey.
Je cite : "En bon fan de Cyberpunk, je suis convaincu que le "reality hacking" jouera un rôle majeur dans la création des TAZ. Comme Gibson et Sterling, je ne pense pas que le net officiel parviendra un jour à interrompre le contre-net."
Alors je suis tombé sur le contre-net, ou quoi ?
C'EST REPARTI
J'ai cherché des sociétés secrètes en ligne. J'ai été voir du côté du contrôle pour savoir ce qui lui échappait. J'ai cherché les expressions de la Résistance, et aussi celles de la nouvelle résistance en ligne. Je n'ai rien trouvé.
Cependant j'ai trouvé la TAZ quoique je n'ai pas trouvé de TAZ sur la toile. Certes beaucoup en parlait. Le texte de Hakim Bey, libre de droit, était disponible un peu partout. Les teufers et altermondialistes en parlaient vite et souvent, le récupéraient, l'utilisaient pour donner un discours à leur action. Certains sites allaient même jusqu'à s'autoproclamer TAZ. Comme souvent c'était les anarchistes qui en parlaient le mieux.
Pourtant je continue. Chercher une TAZ c'est la seule chose à trouver quand on cherche de l'Autre sur la toile.