les mailles du réseau : premières impressions
J'ai lu Les Mailles du Réseau parce que quand Hakim Bey, dans la TAZ, tente de faire le lien entre des pratiques politiques historiques passées et le présent ou notre proche avenir, il fait référence au roman de Bruce Sterling (et il le fait dès le troisième paragraphe.)
Pourquoi hakim bey fait-il ce lien ? Il a besoin d'un éclairage moderne qui valide la permanence d'une forme de pouvoir spécial à travers les âges. Les Utopies Pirates sont des îles à partir desquels la piraterie pratiquaient son prélèvement de biens sur les autoroutes du commerce maritime.
Quelles pourraient être les formes actuelles ou prochaines de ces utopies pirates ? Ces enclaves libres ? Ces zones autonomes, même temporaires ? Je croyais trouver dans le roman de Sterling quelque chose comme un combat entre plusieurs forces antagonistes, plusieurs ensembles (pays, multinationales, groupes politiques, activistes..) soit pour le contrôle d'un nouveau territoire ou la liberté de s'y exprimer d'y circuler : le réseau. J'attendais presque une fiction théorique, c'est-à-dire, quand la fiction et la théorie sont liés et que leur lien est clair comme de l'eau de roche.
Quelque chose comme La Ferme des animaux d'Orwell ?
Voilà !
Et alors ?
Que dalle ! Je suis écoeuré ! Il ne me reste plus qu'à lire Lumière virtuelle. Pourquoi l'histoire de Dorsay est une réminiscence de cette fiction d'anticipation ? Pourquoi un fait divers vient valider la fiction de William Gibson jusque dans son quotidien le plus contrôlé c'est-à-dire sur son blog ?
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