lumière virtuelle : rectificatif
Bon je continue de lire "Lumière virtuelle" de William Gibson publié en poche S-F pour comprendre ce lien étrange sur le blog de William Gibson envoyé par son collègue Bruce Sterling. Lien étrange, parce que sans commentaire. Entre Gibson et Sterling c'est une affaire entendue. Qu'est-ce qui est entendu entre eux qui n'a pas besoin d'être entendu ailleurs ? Je pose la question.
Extrait page 91 : On apprend que le pont était jadis réservé à la circulation automobile et que présentement il est habité. C'est donc ça le RAPPORT : le pont est habité. Je vous renvoie au texte pour une descritpion complète du pont : mais bon ça m'a l'air vachement bien. Aujourd'hui on dirait que c'est la POPULATION qui investit les LIEUX.
Extrait page 94 : Où on raconte la génèse de l'occupation du pont. Un type pêche une bicyclette couverte de coquillage et improvise un restaurant !!! Le parallèle me laisse sans voix : faire un parallèle entre un type délogé du pont à l'intérieur duquel il vit (fait divers) et l'histoire du pont de William Gibson où une société moderne et démocratique meurt et trouve refuge (fiction).
Coup de peau ! vraiment ! que le type n'est pas habité en-dessous du pont. Quel Bol ! On ne peut que encourager les Sans Domicile Fixe à vivre dans la structure des ponts et à s'y faire déloger : cela augmentera le capital littéraire de William Gibson, véritable huissier des SDF, unique et authentique huissier de ceux qui n'ont même pas de maison.
ET PENDANT CE TEMPS TOUJOURS PAS DE NOUVELLES DE DORSAY