A la bibliothèque, j'ai lu l'avant-dernier numéro de Télérama (j'y allais pour emprunter Le caractère fétiche de la marchandise de Karl Marx, et un ouvrage de P.Lejeune à propos du récit autobiographique, mais je n'ai rien trouvé ; il va falloir que je change de bibliothèque ou que je change de livre à lire.)
Le numéro 2890 de Télérama titre sur les blogs. L'article divise les blogs en cinq familles. Je me suis demandé à quelle catégorie j'appartenais. La première catégorie s'appelle les journaux-personnels-et-intimes. Le "je" est le sujet principal du blog. Ce post est un modeste tentative pour entrer dans cette catégorie (Je vous raconte ma sortie à la bibliothèque, là, non ?)
La deuxième catégorie sont les audioblogs. J'avoue que la musique en ligne est un parent pauvre de ce blog ; les références et les conseils musicaux sont rares ; néanmoins il fut déjà question d'Elvis d'une manière précise et particulière. De plus le rock n' roll ne s'achète pas sinon ça se saurait. Enfin, le plus beau morceau de musique n'a jamais été enregistrée.
La troisième catégorie contient les blogs thématiques. Là, évidemment, et c'est indiscutable, j'appartiens en plein à cette catégorie. Et j'en suis très content d'ailleurs. Le thème, c'est notre dada. Et qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour son dada ? En tous cas, on ne ferait pas un blog qui ne soit pas thématique.
La quatrième famille regroupe les blogs d'ados. Curieusement l'article limite cette catégorie à une question d'âge. C'est faux. L'immaturité n'a pas d'âge. De plus les bruits de coeurs et de corps que font les adoslescents finissent par s'entendre. Il y a plus de cinquante ans, un autre adoslescent, le premier au monde, donnait une forme et une musique à ces bruits de coeurs et de corps. Il s'appelait Elvis. Bon sinon, j'appartiens aussi à cette catégorie. L'immaturité de la proposition de départ est suffisament parlante.
La cinquième catégorie sont les blogs artistiques. Je suis désolé, j'appartiens aussi à cette catégorie. C'était le parti pris du jour et je m'y tiens.
Consulter l'avant-dernier numéro de n'importe quel magazine d'actualité est un plaisir particulier. On vient après la bataille, après les discussions et le débat. L'article tombe dans l'oubli des milliards de signes imprimés chaque jour. Les discussions s'éteignent bientôt autour de l'éphémère feu de camp. Un nouveau numéro dudit magazine sort. C'est un autre feu qui s'allume. D'autres conversations. Je vais voir sur la Toile s'il y a encore quelques braises dans les cendres, je vais voir ce qu'en pensent les collègues, quelles réactions a suscité cette couvrante dans la blogosphère.
Et demain ?
Demain, je n'appartiens à aucune catégorie.