Hier j'ai commencé "L'Île de béton" de Ballard et je n'ai pas pu le finir. Non pas que le roman soit trop long (à peine 200 pages),
mais je n'ai pas arrêter de penser à Richard Dorsay pendant la lecture.
L'histoire commence par un accident sur une autoroute. La voiture sort de la chaussée et dévale le remblai. Le conducteur se retrouve dans un No man land's, coincé entre deux voies routières et une grille derrière laquelle commence une décharge. Nulle sortie possible. L'homme se blesse en tentant de demander de l'aide. Les voitures ne s'arrêtent pas, les conducteurs lui adressent la parole pour l'invectiver. Il devient un obstacle à la circulation des biens et des personnes. Il est renversé, et cette fois il prend les choses sérieusement et commence à organiser sa survie dans cette "île", à explorer le territoire... Il découvre les traces d'anciennes habitations humaines.
Hier je me suis arrêté là. Le parallèle avec Dorsay était criant. Même survie, même glaciation des rapports humains, même frontière quasi infranchissable entre l'immobilité et la circulation qui ne peut pas ne pas continuer... c'est moi qui le voit partout ou quoi ? Déformation d'amateur ? Et puis cette découverte de traces d'une autre forme de vie, j'ai pensé aussitôt à la découverte de la vidéo fin juin. Et j'ai cherché aussitôt les sites consacrés à J.G. Ballard, et si PAR HASARD il ne tiendrait pas un blog comme William Gibson.
Ballard ne tient pas de blog mais je suis tombé sur Un bon site SF généraliste,
des liens vers de nombreux entretiens sur le wub, et un bon article
à propos de la réédition de Crash (pas le film à ce propos je ne sais plus qui faisait le parallèle entre la vidéo Indus et Vidéodrome de Cronenberg...)