Communauté Impossible
Parcours de recherche d'une autre société et de ses expressions en ligne







Google marche à 0.4 pour cent

Faites une recherche Google. Choisissez un mot clé lambda. Allez au bout de cette recherche. Vous verrez qu'il est impossible de continuer la lecture de la sélection.

Google prétend sélectionner plus de 250 000 pages et seul un millier de ces pages sont effectivement disponibles. J'ignore peut-être une fonction de google. Mais alors Comment accéder à ces pages oubliées qui représente 99,6 pour cent de la sélection ?

Retour à la recherche
Retour à la recherche telle que je l'ai pratiquée depuis le début du blog, c'est-à-dire en suivant les liens de la toile, non pas les liens que moi je fais, mais les liens que tisse la toile. Se servir des liens comme les marins des courants. Je reviens au post du 30 août qui était le bon chemin : explorer systématiquement la carte du ciel, la passer au filtre Google (j'avoue qu'il a ma préférence, ce moteur. Volonté d'hégémonie archiviste, fétichisme de l'information, universalisme bibliothécaire, Babylone informatique, roman borgesien, il a tout pour plaire : et puis surtout le filet Google voit large, vise précis et ramasse pépites pas prévues.)

Passer la carte du ciel au filtre du google, donc. J'ai essayé début septembre et je me suis vite lassé. J'ai tapé des noms de constellations puisque ce sont nos seuls indices sérieux. Le problème est apparu est aussitôt : Trop de réponses (des millions.) Impossible de tout éplucher, ni de resserrer le recherche. Il devient nécéssaire de trouver une méthode.
Ballard : suite et fin

Bon j'ai fini le bouquin de ballard, et son sur ïle de béton, le héros du roman fini par tomber sur des ruines dissimulées d'une ancienne rue, d'un ancien quartier. La suite est assez prévisible (c'est ça qu'est bon !) car le héros pense à sa survie et commence de l'organiser. Il s'avère que deux personnes vivent dans cette ïle urbaine coincée entre rocade et décharge. La seconde moitié du roman est très faulknérienne (mais sans l'idée de Faulkner) : Rapport humain pervers, abrutissement de l'esprit et méfiance animale à tous les étages, ce que James hadley Chase avait déjà fait en Série Noire 50 ans plus tôt. Pas grand-chose à se mettre sous la dent pour la recherche qui nous occupe : si ce n'est la fascination, qui date un peu donc, pour ce qui n'est pas sur la carte, et que la carte n'a pas représenté. A la fin le héros est maître de l'ïle et il veut y rester (et il s'avère que en sortir n'était pas si compliqué que cela.) Voilà : peau de balle pour des idées de recherches.

J.G. Ballard

Hier j'ai commencé "L'Île de béton" de Ballard et je n'ai pas pu le finir. Non pas que le roman soit trop long (à peine 200 pages), mais je n'ai pas arrêter de penser à Richard Dorsay pendant la lecture.

L'histoire commence par un accident sur une autoroute. La voiture sort de la chaussée et dévale le remblai. Le conducteur se retrouve dans un No man land's, coincé entre deux voies routières et une grille derrière laquelle commence une décharge. Nulle sortie possible. L'homme se blesse en tentant de demander de l'aide. Les voitures ne s'arrêtent pas, les conducteurs lui adressent la parole pour l'invectiver. Il devient un obstacle à la circulation des biens et des personnes. Il est renversé, et cette fois il prend les choses sérieusement et commence à organiser sa survie dans cette "île", à explorer le territoire... Il découvre les traces d'anciennes habitations humaines.

Hier je me suis arrêté là. Le parallèle avec Dorsay était criant. Même survie, même glaciation des rapports humains, même frontière quasi infranchissable entre l'immobilité et la circulation qui ne peut pas ne pas continuer... c'est moi qui le voit partout ou quoi ? Déformation d'amateur ? Et puis cette découverte de traces d'une autre forme de vie, j'ai pensé aussitôt à la découverte de la vidéo fin juin. Et j'ai cherché aussitôt les sites consacrés à J.G. Ballard, et si PAR HASARD il ne tiendrait pas un blog comme William Gibson.

Ballard ne tient pas de blog mais je suis tombé sur Un bon site SF généraliste, des liens vers de nombreux entretiens sur le wub, et un bon article à propos de la réédition de Crash (pas le film à ce propos je ne sais plus qui faisait le parallèle entre la vidéo Indus et Vidéodrome de Cronenberg...)